29
mai

Essling, Première défaite de Napoléon ?

Voilà le premier livre d’une collection qui s’annonce prometteuse intitulée « des batailles et des hommes » aux éditions Histoire & Collections. Ce premier livre est l’œuvre d’un auteur que les joueurs de jeu d’Histoire peuvent facilement connaitre puisqu’il s’agit de Gilles Boué lequel a contribué à de nombreuses reprises à divers sites portant sur notre passion, en particulier au site Histoire de jouer où il a créé de nombreuses planches uniformologiques sur les armées du XVIII°s.

En dehors de la grande sympathie que j’ai pour l’auteur, je dois dire que cet ouvrage m’a conquis. Pour nous joueurs de jeu d’Histoire, on ne peut rêver mieux. Dans un livre d’une quinzaine d’euros, vous trouverez, un historique complet de la bataille et de la campagne, de nombreuses cartes et shémas détaillant les opérations ou les déploiement des troupes (exemple: le déploiement de la division Molitor), une riche iconographie faite de reproductions de tableaux d’époque mais aussi de dessins d’artistes d’aujourd’hui, à quoi s’ajoutent les célèbres infographies d’André Jouineau. Enfin, les ordres de bataille très précis des deux belligérants sont également présents.

Franchement, la série Campaign d’Ospreys vient de prendre un coup de vieux. Si les autres ouvrages sont de la même trempe, voilà une collection qu’il faudra suivre. J’ai lu que les titres prévus par la suite porte sur « L’opération Goodwood » par Didier Lodieu, sur « La Normandie en 1944″ par Ludovic Fortin et un volume que j’attends avec impatience : « Fontenoy » par Denis Gandilhon.

19
mai

Opération peinture : épisode 2

Musique d’ambiance : Mission impossible

Projet : peindre deux plaquettes de 10 mm pour faire taire les moqueurs. Ce sera du Français Ligue d’Augsbourg.

Action :

Bon c’est bien beau tout ça, mais cela ressemble à quoi un fantassin français de la ligue d’Augsbourg ?

Si on cherche un peu on peut trouver ce type d’image :

-Des Gardes françaises :

- De l’infanterie de ligne :

Pour commencer on va donc choisir un régiment d’infanterie de ligne. Comme vous le voyez, l’infanterie de ligne française avait encore quelques piquiers ce qui était devenu rares dans les autres armées européennes. Cette particularité permettra donc d’avoir encore plus de variété dans les plaquettes La proportion était à peu près de 20 %. Je comptait mettre sur mes deux plaquettes 14 figurines au total. On dispose déjà de 3 figurines imposée qui représentent le commandement, le drapeau et le tambour. 20% de 14 cela fait 3 figurines de piquiers. Mouais c’est un chiffre impair mais avec le drapeau et l’imparité des 3 figurines imposées cela devrait passer.

Maintenant, il reste à choisir le régiment représenté.

Vues mes origines géographiques, le régiment qui s’impose automatiquement à moi est celui de Provence. Régiment prestigieux et très actif durant la période. Je me plonge alors dans mes bouquins pour essayer de voir quelles en sont les couleurs. Oh j’en connais certains qui trouveraient ça inutile, n’est-ce pas Denis ? , mais bon on ne peut se défaire de sa formation de prof d’Histoire comme ça.

Je laisse tomber le Funcken et l’Ospreys qui n’apporte pas grand chose, le premier étant plus accès sur le XVIII° siècle et le second étant trop généraliste. Je me replie donc sur le Belhomme dont je vous avais parlé la dernière fois et sur le Charles Grant, From Pike to Shot 1685 to 1720, que j’avais honteusement oublié de mentionner lors de l’épisode 1.

- Le régiment de Provence avant 1720 selon Charles Grant :

  • Veste : Blanc
  • Col : Rouge
  • Retroussis : Rouge
  • Gilet : Rouge
  • Culotte : Blanc
  • Lacet du chapeau : Jaune
  • Boutons : Jaune
  • Sous-officiers : Uniforme rouge bordé d’un galon doré, chapeau et retroussis bordé d’argent

Déjà on a pas mal d’informations bien plus que nécessaire pour peindre du 10 mm. Ce qui me gène est l’indication de l’uniforme blanc qui me semble trop tardif pour la période de la ligue d’Augsbourg. Regardons ce qu’en dit Belhomme.

- Le régiment de Provence en 1690 selon le Lieutenant-Colonel V.Belhomme :

L’auteur indique :

  • Couleur de l’uniforme : Gris-blanc

Dans l’ouvrage, je regarde ensuite l’appendice qui donne « l’Etat général des Troupes de France en 1692« . On y trouve :

  • Couleur d’habits : Brun
  • Couleurs des parements et doublures : Rouge

Et là je me dis que la prochaine fois je peindrais des soldats US de la 2°GM, il y a moins d’incertitudes. Il en résulte, qu’il va falloir faire des choix. Mon régiment sera donc gris clair avec des parements rouges. Les sous officiers étant représentés en rouge. Et le premier qui vient me dire quelque chose, suivez mon regard, se retrouvera éjecté de tous les forums et blogs que je peux administrer…

Episode 3 : Le matériel

17
mai

Draner (suite et fin)

Je me suis rendu compte que je n’avais pas accédé à une demande concernant un livre chroniqué ici même précédemment : Types militaires de Jules Renard dit Draner.

Je vous mets donc ci-dessous quelques exemples de son coup de crayon :

15
mai

Un nouveau site sur les batailles anglo-françaises

Oui j’aurais pu écrire franco-anglaises mais laissez moi le plaisir de changer l’ordre des mots (vieux souvenir de mes lectures d’Astérix).

Tout ça pour annoncer l’ouverture d’un site très prometteur de Jean-Claude Castex sur les batailles franco-anglaises.

J’adore cet auteur et les livres qu’il fait. J’en avais d’ailleurs parlé ici-même. Et bien il vient de créer un site qui a pour but de rassembler l’ensemble des batailles opposant les Français à leurs meilleurs ennemis.

Et bien maintenant, nous avons tous la preuve et de manière inéluctable que les Français ont gagné la bataille de Waterloo.

12
mai

Opération peinture : épisode 1

Musique d’ambiance : Eye of Tiger de Survivor

Projet : peindre deux plaquettes de 10 mm pour faire taire les moqueurs. Ce sera du Français Ligue d’Augsbourg.

Sources :

- Premier livre : la base

Voilà un livre pour nous. L’auteur, le lieutenant-Colonel V.Belhomme à rédigé ce livre en 1895 et c’est un pur bonheur de le voir ré-édité par Christian Terana aujourd’hui. On y trouve tout sur le sujet !!! Des informations sur la composition, l’organisation et le fonctionnement de l’armée française à la fin du XVII° siècle. Les uniformes sont décris avec précision et les informations corrigées par l’éditeur si des découvertes infirment les propos de l’auteur. La stratégie, la tactique, les marches… tout s’y trouve. Ne le laissez pas passer car vous le regretterez si un jour vous vous intéressez à la période. Il vaut ses 25 euros.

- Les compléments :

On a toujours besoin d’un Funcken près de soi. Même s’il faut parfois prendre les infos avec des pincettes c’est toujours bien d’avoir un visuel.

Même remarque que pour le Funcken. J’ai une édition plus ancienne quant à la couverture mais cela reste valable pour le texte et les illustrations.

- Sur le web :

Nec Pluribus Impar : un site incontournable et en français !!! Oui, Monsieur !!! Bon c’est juste pour rappeler l’existence de ce grand site car il est surtout constituer d’élément concernant la Guerre de 7 ans mais on peut y trouver des ordres de batailles pour la période.

NYPL Digital Gallery : Là aussi un grand site avec quelques illustrations qui nous seront utiles pour le projet.

Je chercherais ensuite des images de figurines peintes sur certains sites de fabricants (n’hésitez pas à m’indiquer des adresses en commentaires pour compléter mes sources).

Objectif préparation : objectif atteint !!!

Episode 2 : Le choix du régiment ( à suivre)

4
mai

Le retour du fils de la vengeance qui se venge II

Mais non, je n’ai pas oublié le blog. Mais non l’écran et le site n’ont pas été bloqués. Mais non je n’ai pas été enlevé par des extra-terrestres…

Cependant, je viens d’avoir deux mois plutôt chargés avec, en particulier le passage d’un concours.

Donc me voici de retour parmi vous. Je ne vous promets pas des mises à jour quotidiennes mais, je l’espère moins espacées. Pendant ces deux derniers mois j’ai fait des découvertes. Ainsi je n’avais jamais joué à Blood Bowl et bien c’est chose faite. Résultat, une armée de nonnes Shadowforge attendent bien gentiment que mon pinceau viennent les recouvrir de couleurs.

Ensuite j’ai lu pas mal de choses et encore plus acheté de livres mais je vous en parlerais plus tard. Enfin, côté figurines, et en dehors des shadowforge, j’ai poursuivi mes achats 10 mm guerres en dentelles et me suis offert quelques nouvelles figurines Flames of war.

Bon en attendant, je vais faire un peu d’ordre dans l’arrière salle en mettant le système à jour et en modifiant l’url de l’excellent Psilète qui non content de disparaitre, de revenir, d’être au musée se trouve maintenant de retour mais dans un autre lieu.

16
mars

Rions un peu…

Oui mais en restant toujours dans le sujet du blog. Hier, lors d’une sortie à une grande chaine de librairie en quatre lettres ( c’est pour gagner de l’espace dans l’article que je ne la nomme pas), je suis tombé sur un livre d’uniformologie plutôt sympa.

Celui-ci a pour titre « Types militaires » et est l’œuvre d’un dénommé Jules Renard (non, pas l’auteur de Poil de carotte) dit Draner.

L’ouvrage m’a attiré pour trois raisons :

- Tout d’abord c’est un ouvrage d’uniformologie. Ce type d’ouvrages fait partie de mes recherches fréquentes car lorsqu’on aime le jeu d’Histoire, on a souvent à rechercher l’aspect des uniformes ou des costumes des combattants que l’on souhaite représenté. Ici, malgré le propos, les uniformes semblent plutôt justes tant qu’il m’est possible d’en juger.

- Ensuite, les uniformes concernent une période qui m’attirent de plus en plus, à savoir la deuxième moitié du XIX°siècle. Ils portent sur l’armée française mais egalement sur d’autres nations européennes (britannique, belge…) mais aussi on a aussi une ou deux planches de Chinois.

- Enfin, les reproductions sont traitées sous la forme de caricatures. Et j’avoue que nombre d’entre elles prêtent vraiment à sourire et exprime bien, je le pense, les petits travers de la société militaire de l’époque faites de grandeur mais aussi parfois de ridicule et de prétention. Il y a un petit côté Daumier chez ce caricaturiste qui n’est pas fait pour me déplaire.

Donc, si vous voulez passer un bon moment, ce livre est très bien fait et le seul reproche que je lui trouve et de ne pas être plus gros. Ah, j’oubliais, l’éditeur est Charles Herissey et le prix est autour de 38 euros pour près de 150 pages.

 

13
mars

Un mois déjà…

Que dis-je, un mois, presqu’un mois et demi sans mise à jour du blog.

Il faut dire qu’il y a des périodes comme cela où on est nonchalant, l’envie de ne rien faire, de ne rien écrire. Certes il y a toujours les forums et les blogs des copains qui permettent de se dégourdir le clavier mais de son côté on ne trouve rien d’intéressant à dire. Oh, j’aurais pu parler de la parution de l’excellente règle field of glory, mais d’autres l’ont déjà fait, j’aurais pu vous parler de mes nouvelles commandes de 10 mm, mais je garde cela pour plus tard. En attendant je vais vous faire part d’une découverte effectuée au festival du jeu de Cannes : Alkémy

Oui, je suis un joueur de jeu d’Histoire, oui cela reste ma passion principale (et non de faire des sites web, Monsieur le Chacal ) mais je ne dédaigne pas également pousser la figurine fantastique avec mes partenaires de jeu. Oh je ne suis pas un grand spécialiste de la chose je n’ai ainsi fait qu’une partie de démonstration de WH40k et de WHFB mais j’apprecie des jeux comme Warmachine, Hordes, Hell Dorado ou AT-43. C’est donc avec interêt que j’ai suivi le processus de développement du jeu Alkémy publié par Kraken édition.

Alors pourquoi ce jeu m’a-t-il emballé ? Tout d’abord je trouve qu’il est sympa de jouer avec quelques figurines seulement sur une table de taille correcte et pour une heure ou deux maximum. Les figurines sont esthétiquement réussies (plus en vrai qu’en photos d’ailleurs), je connais les sculpteurs pour les avoir rencontré et apprécié (Jérémie Bonamant et Allan Carasco), j’ai trouvé l’équipe (Josselin, Manuel…) présente au FIJ des plus sympathiques et accueillantes.

Vous me direz, ceci ne préjuge pas de la qualité d’un jeu, c’est vrai, mais enfin, cela donne un a priori favorable. Résultat, je suis reparti avec deux boites en pré commandes et deux boites achetées en magasin. Venant de recevoir les boites, je me suis promis de peindre quelques figurines (j’en entend qui rigole dans le fond) en particulier celles du peuple Aurlock.

Le système est particulièrement réussi. Il est basé sur des dés de couleurs qui en un jet représente la qualité de la frappe et l’importance des dégâts occasionnés. De plus, plus vous êtes vous même atteint, moins de dégâts seront effectués ce qui est représenté par la couleur des dès à lancer.

C’est un jeu sans défaut ? Bien sûr que non. Pour certains, le fait que les figurines soient en plastique dure peut-être rédhibitoire. Mais le principal défaut que j’y ai trouvé provient du fait qu’après y avoir joué, on a envie de continuer et d’améliorer ses petites bandes. Hélas, le suivi est encore lent et nous ne disposons que des quatre boites de base, les figurines suivantes ne paraissant que dans quelques mois (pour l’été ?) ce qui est dommage car j’ai peur que l’engouement vu autour de moi retombe rapidement si on ne donne pas de biscuits aux joueurs.

Ah une dernière chose, le prix. Alors que partout autour de nous, les prix augmentent ( si, si, monsieur le Ministre, je vous l’assure) là j’avoue que pour avoir 6 figurines biens sculptées, 6 dès, un ruban mesureur, des cartes de jeu et le livret de règles payer 25 euros est très raisonnable. Donc, testez le jeu et vous m’en direz des nouvelles.

31
janvier

Le 6 mm, une nouvelle échelle

Du moins, une nouvelle échelle pour moi. J’avoue que je ne connaissais pas vraiment les autres échelles en dehors du 15, du 25 et du 54 mm ( cette dernière bien sûr pas pour en utiliser les figurines pour le jeu ). Or j’ai eu l’occasion d’acheter quelques packs d’armée de l’excellente marque Baccus. Cependant, ne connaissant pas grand chose à la peinture de ces lilliputiens, je me suis mis à la recherche de site sur le sujet. Ayant trouvé quelques perles, je me suis dit autant vous en faire profiter.

La première question que je me suis posée est de savoir pourquoi choisir cette échelle. L’objectif pour moi etait de pouvoir representer des parties ayant des aspects de véritables batailles. Je me suis donc mis à la recherche de belles photos. Et voici quelques sites qui me paraissent très représentatifs sur le sujet.

Pour commencer voyons ce qu’il est possible de faire en 6 mm pour l’antique-médiévale :

Cette photo est extraite du site d’Arnstein Orten.

On peut déjà voir l’effet de masse impressionnant que peut representer une armée macédonienne à cette échelle. Mais j’ai trouvé de pires malades que cela pour la periode napoléonienne.

Cette photo est tiré du superbe site de René Hoevenberg. Cet homme est un grand malade comme je les aime. Et que l’on ne me dise pas que ces figurines ne peuvent pas bien se peindre. Une preuve ?

Maintenant vous vous dites comment on peut peindre des trucs si petits. Heureusement d’autres sont passés avant nous et ont partagé leurs experiences. Ainsi sur le blog Paintingshed vous trouverez un excellent tutorial pour peindre du napoléonien. La photo qui ouvre cet article est d’ailleurs tiré de ce blog.

Sur le blog de l’editeur de la revue Battlegames, vous pouvez cette fois-ci suivre les differentes étapes de la peinture d’une armée grecque ce qui certainement sera très utile aux amateurs de Strategos et lost battles. Enfin si vous voulez de beaux exemples de ce que l’on peut réaliser à cette echelle, je vous invite à jeter un coup d’oeil sur le blog de Dale
ou sur le site de reinforcements by post, un atelier de peintres professionnels installé au Bengladesh :

Je pense d’ailleurs que cela va être ma source d’inspiration dans les prochains jours.

Une prochaine fois je vous présenterez les 10 mm

24
janvier

Je vais tuer Napoléon !

A défaut de vous montrer mes peintures, je continue à vous faire profiter de mes lectures. Le titre de l’article ne correspond pas à l’une de mes volontés profonde mais au titre d’un petit livre sympa de Jean-Louis Vissière publié en poche aux éditions Labyrinthe.

Dans cet ouvrage l’auteur a eu la bonne idée de relater sous forme de nouvelles les diverses tentatives d’assassinat contre la personne de l’Empereur. On a donc des récits très divers depuis celui, pour les plus connus, d’un jeune exalté allemand (l’attentat de Staps) ou d’un futur moine exilé aux Etats-Unis (attentat de la rue Saint-Nicaise particulièrement horrible). Au total on constate que Napoléon a suscité des volontés de meurtres de tous bords : chez les jacobins, chez les royaliste, chez les nationalistes et même après son exil sur l’ile de Saint-Hélène il suscite encore des tentatives pour le faire rejoindre l’outre-monde. C’est pas une vie, ma brave dame.

Un livre à lire même si la période n’est pas votre tasse de thé ( oui, oui, Walktapus, tu pourras même t’identifier à tous les personnages parricides) .